Il y a plusieurs façons d’aborder la crise qui frappe nos économies occidentales.
Tout d’abord une vision complaisante, qui se bornerait à qualifier cette crise de cyclique. Autrement dit l’économie est une succession de périodes de croissance et de crises, l’ensemble du système trouvant son équilibre et sa vertu dans ce « va et vient » permanent.
A l’opposé, une vision purement idéologique, que je qualifierais d’ailleurs volontiers de dogmatique, consiste à vilipender le système capitaliste et à bâtir des équations simplistes et anticapitalistes. Les prédicateurs de tous poils ont malheureusement de beaux jours devant eux et il est sage d’alerter nos concitoyens sur l’arnaque politique et économique que représente cette vision de la société. L’histoire récente prouve que le dogmatisme « anti » conduit au totalitarisme et qu’il n’est pas utile de substituer le totalitarisme économique par le totalitarisme politique ou anticapitaliste.
A l’évidence ces deux visions sont réductrices, tout simplement parce qu’elles visent à légitimer un système, une idéologie, une certitude…Et si, précisément, nous avions besoin de remettre en cause nos certitudes pour laisser place au pragmatisme, au bon sens et, tout simplement à l’éthique et à la morale ?
La réussite ne doit pas nous faire peur
Le bon sens c’est reconnaître deux constats indissociables.
Tout d’abord le système capitaliste est certainement « le pire des systèmes à l’exception de tous les autres ». Et oui les fondements du capitalisme sont, somme toute, positifs tout simplement parce qu’ils reposent sur le principe de propriété, qui est de nature à permettre à tout être humain, à toute famille, à toute nation, à toute communauté d’intérêt, de s’émanciper. La réussite ne doit pas nous faire peur, bien au contraire, car c’est grâce à elle que les sociétés se développent et progressent. Je crois profondément dans le progrès de l’humanité, dans sa capacité à offrir d’avantage et mieux à chaque nouvelle génération.
Le capitalisme permet cette logique de progrès et repose également sur un principe de liberté, à savoir la possibilité de disposer librement du fruit de son travail, d’échanger sans contraintes, de ne pas brider son imagination et son désir de construction. Au bout du compte c’est un système qui permet la vie, à l’opposé de certaines approches revanchardes ou frileuses qui nous inciteraient à la culpabilité ou à l’auto-flagellation dès qu’un individu semble soupçonné d’un début de réussite individuelle !
Evidemment cette apologie de la réussite individuelle, que je considère comme humainement épanouissante, doit s’accompagner impérativement d’une régulation politique pour corriger les écarts susceptibles de menacer la cohésion de la société. Mais je reviendrai sur le rôle du politique un peu plus tard.
Ils sont devenus fou !
La dérive financière du capitalisme conduit à un exercice virtuel de l’économie, où la spéculation pousse non pas à construire mais à bluffer, à tricher, bref à évacuer toute éthique et toutes valeurs.
Comment est-il possible de comprendre que l’on ne gère plus certaines entreprises en analysant les risques et les opportunités sur le long et le moyen terme, mais uniquement, et je dirai même aveuglement, dans une logique très court terme, dont le seul but est la satisfaction immédiate de lointains actionnaires. C’est ainsi que l’on déshumanise l’économie et qu’il ne s’agit plus de créer, de construire, d’insuffler de l’audace, mais uniquement de suivre des tableaux de bord, de réaliser des bons coups ou des bonnes opérations financières…De même comment peut-on accepter que l’échec de certains dirigeants soit récompensé par l’attribution de parachutes dorés, véritables primes à la contre-performance.
Ces pratiques prouvent que la crise financière cache, à vrai dire, une profonde crise morale et éthique. Je dois d’ailleurs avouer ma révolte lorsque j’observe, effaré, qu’une grande banque française est capable de perdre 5 Milliards d’euros sans rien dire et ose en même temps, sans vergogne, refuser un crédit de 50.000 € à une PME ou un jeune couple qui souhaite devenir propriétaire.
De tels pratiques manifestent une inversion des valeurs, elles révèlent également une approche violente et immorale !
« Quel est le sens de la politique si ce n’est, précisément, de rendre possible ce qui paraît impossible »
Le constat étant ce qu’il est, je pense que nous devons sauver, donc repenser et refonder, le capitalisme en cassant les équilibres actuels.
Le centre de gravité du capitalisme occidental doit redevenir l’homme. L’économie doit favoriser l’émancipation des peuples. Je pense aussi que le capitalisme n’est pas voué à l’immoralité et aux pratiques sans gênes…Il doit, au contraire, se donner des règles de bonne conduite, je dirai même des règles du jeu.
Ce code, cette éthique, ne peut se décréter, et seul le retour du politique permettra d’infléchir les pratiques actuelles et de redonner du sens et un minimum de moralité à l’économie.
En effet, depuis de trop nombreuses années le pouvoir politique s’est effacé derrière les règles du marché, n’osant pas jouer son rôle de locomotive, de facilitateur, voire de modérateur ou de négociateur, il s’est longtemps réfugié dans la technocratie et les discours de complaisances…bref une impuissance passive dévastatrice !
Et pourtant quel est le sens de la politique si ce n’est, précisément, de rendre possible ce qui paraît impossible, de rétablir de l’équité et des règles, lorsque la réalité paraît injuste et désorganisée ?
Quel est le sens de la politique si l’on n’accepte pas de gouverner avec pragmatisme et lucidité sans se réfugier, éternellement, derrières des blocages idéologiques archaïques et sclérosants ? Ce qui importe ce sont les valeurs que l’on défend et que l’on applique dans ses décisions, ce ne sont pas les dogmes.
Les occidentaux ont besoin de dirigeants qui, attachés à leurs valeurs, oseront dessiner une nouvelle pratique du capitalisme. Je suis sûr que la France saura montrer l’exemple, qu’elle saura défendre sa vision du monde.
Je suis bien entendu conscient que les Etats-Unis, première puissance mondiale, ont un rôle moteur à jouer, Mais je n ‘ai jamais été de ceux qui étaient béas d’admiration devant l’élection de Barack Obama et que c’est, précisément, face à la crise, face à ce rendez-vous historique, qu’il est attendu. Au-delà des bonnes intentions, il doit désormais concrétiser son discours en impulsant, aux côtés des dirigeants occidentaux, une véritable refonte du capitalisme.
Par ailleurs, les français nous jugeront sur notre capacité à réagir concrètement et à redonner espoir à tous nos compatriotes qui ne sont plus en mesure de faire des projets pour leurs enfants parce qu’ils n’arrivent pas, eux-mêmes, à terminer dignement chaque fin de mois !
J’ose même espérer que cette épreuve permettra un changement de la pratique politique, en abandonnant la caricature et la politique politicienne, synonyme d’immobilisme, au profit de l’action et de l’intérêt général.
Certes la crise est cruelle mais j’espère qu’elle permettra, grâce au courage politique, de réconcilier l’économie avec le peuple, et de réconcilier le capitalisme avec l’émancipation humaine.
Nous n’avons d’ailleurs pas le choix sur cette nécessité de prise de conscience et de changement : si on ne change pas notre pratique du capitalisme c’est le système lui-même que nous devrons changer !
Ne pleurons pas sur notre sort et réveillons-nous…Reconstruisons un capitalisme au service des hommes…au service des salariés de nos entreprises, au service de tous ceux qui créent, qui innovent, qui osent prendre des risques…bref au service, tout simplement, de tous ceux qui travaillent !


Avec vous, le moment est venu d’écrire une nouvelle page !
L’EMS fait son show !
Quand la danse devient caritative !
Ca bouge à Paul Klee
Un arc en ciel de différences !
Comme il semble facile de dire « c’est à cause de la crise » derrière cela on peut tout mettre. Une façon de faire qui permet aux « plus grands » de ne rien faire ou bien alors pour eux. Je suis triste de voir et d’entendre certains jeunes ne parler qu’en terme d’argent. Les plus anciens eux ont connus la vie pas si facile dans leur jeunesse mais ils avaient l’avenir, maintenant on a l’impression que l’on a plus d’avenir. Un professeur en formation CFI qui dit à ses élèves « de toute manière CAP/BEP ou BAC Pro, votre salaire ne sera guère différent » là je sens monter ma colère. La crise a bon dos pour le désengagement de tous état, conseil général etc. Souhaitons que l’on puisse redescendre au ras des paquerettes pour construire un avenir plus humain.C’est en se tenant la main que l’on y parviendra, mais pour cela il faut le vouloir. Il ne faut jamais désespérer!!!
Nul ne peut s’octroyer le 1er Mai !!!!!!
Car moi j’étais avec les Jeunes de Thiais
le 1er Mai 1950 – le 1er Mai 1951 – le 1er Mai 1952
le 1er Mai 1953 – A Bagatelle (Bois de Boulogne )
au GRAND RENDEZ-VOUS GAULISTE – au R P R -
(ou Le GENERAL parlait et nous crions TOUS
» DE GAULLE AU POUVOIR » – la gauche n’a rien à
revendiquer !!!!!!!!
Je réitère le commentaire ci-dessus -
Nul n’a le droit d’ignorer le passé -